Espagne mise á jour novembre 2025

4 décembre 2025
Kliniek

Jeudi 20 novembre 2025

Il y a moins d'une demi-heure, que les deux Dirk sont partis avec leur précieuse cargaison, composée de 15 trésors de Galgos espagnols, en direction de la terre promise, des nouveaux propriétaires et des familles aimantes pour toujours. Parmi eux se trouvait Juliette qui, comme moi, pleurait de douleur. Elle était pourtant montée à bord de la camionnette de façon espiègle et curieuse, puis s’était logée dans le box d'Amaya, qui était avec nous depuis quelques jours et qu’elle connaissait donc déjà. Cependant, une fois la porte du « compartiment » refermée et voyant que c'était réel, elle se mit à protester et à pleurer. Elle dans la camionnette et moi dans la maison. Jusqu'au dernier moment, j'ai douté car nous sommes si proches et elle est, comme je l'ai déjà dit, « unique en son genre ». Elle est brillante, pleine de vie, curieuse, elle veut voir, apprendre et vivre l'expérience, et c'est pourquoi j’ai pensé qu’il serait égoïste de ma part de la garder avec moi et de la condamner à une vie limitée à Casa Belgica et quelques semaines de vacances à l'hôtel pour chiens. Mes nombreuses visites à l'hôpital des deux dernières semaines, ainsi que plusieurs autres rendez-vous à venir, jouent aussi un rôle. Après que Dirk et Luc soient arrivés à Casa Belgica dimanche soir, après un voyage interminable, Luc repart déjà le lendemain à cause des grèves imminentes en Belgique et Dirk doit donc l'emmener à l'aéroport après le petit-déjeuner !! Puis à 17h00, j'ai rendez-vous avec le chirurgien qui posera son veto au sujet de ma vésicule biliaire (nous pensons) et à 19h00 on attend de moi que je sois sobre pour un scanner avec un produit de contraste. Quelques jours plus tard, j'ai un autre rendez-vous avec l'interniste Adolf, dont le vrai nom est Alvarez… Où cela va-t-il finir ?.. Bref, en attendant, j'ai déjà reçu deux appels de Dirk disant qu'il faisait froid en montagne et qu'il pleuvait tout le temps. Pour l'instant, ils sont en route pour Bordeaux et il pleut moins et il conclut en disant que les chiens sont sages et promet de rappeler avant d’atteindre Paris... Courage, je l’ai accompagné pendant de longues années mais je ne pourrais plus le faire... En fait, personne ne peut imaginer ce que c'est que de voyager aussi loin avec autant de chiens à bord, d'arriver la nuit, de décharger les chiens avec « l'équipe d'accueil » de service et bien plus encore... les chauffeurs méritent le respect et non le commentaire des mauvaises langues qui pensent pouvoir faire mieux. Enfin, jusqu'au moment où ils doivent prouver quelque chose eux-mêmes et payer nos factures...

À 23h00, j'appelle Dirk pour lui dire que je vais me coucher. Il me répond qu'ils sont encore à environ 30 km de Paris et qu'il ne pleut plus. A cette nouvelle, je me sens soulagée... À 8h00, il m’appelle depuis De Pinte pour dire qu'il s’est couché à 4h00 et que la nuit passée, il s’était soudainement mis à neiger fortement à Lille !! Quoi qu'il en soit, ils ont continué prudemment et sont arrivés sains et saufs. En attendant, il est prêt à partir pour Rosa Canina où le vétérinaire examinera tous les chiens et leurs références (passeports, vaccins, etc.) seront à nouveau vérifiées. Quand il sera de retour à l’appartement, il appellera pour plus d'explications, à suivre... Pour la énième fois, je suis soulagée qu'ils soient arrivés sains et saufs car à chaque voyage, j’attends avec anxiété du départ à l'arrivée. Je ne suis rassurée que lorsqu'ils atteignent l'allée de Rosa Canina avec les chiens et je pense que je ne suis pas la seule...

Vendredi 21, samedi 22, dimanche 23 novembre 2025

Le vendredi, je passe toute la journée en compagnie de l'entrepreneur de jardins et de ses trois assistants qui vont enlever les palmiers affectés, qui après l’incendie, ont été dévorés par les larves du scarabée rouge et traiter les autres. Comme toujours, il fait très froid et un vent glacial souffle. Quoi qu'il en soit, j'aurai beaucoup à raconter puisque Dirk veut toujours tout savoir et j’aurai beaucoup à raconter car un des palmiers qui se trouvent à la grille ne peut pas être déterré et donc les hommes doivent s'arrêter à 17h30 et revenir mardi. Bien, alors Dirk sera de retour...

Il est un peu plus de 8h00 quand je lui téléphone car j’attends toujours son appel promis... Quoi qu’il en soit, il est déjà dehors pour partir mais il fait un froid de canard et la camionnette est gelée... Quand je lui demande entre deux histoires pourquoi il n'a pas appelé au réveil comme promis, il ne répond pas... Pendant la journée d’adoption, je reçois une photo du coordinateur Dirk B qui s'adresse à ses « troupes » et on m’envoi des photos de Juliette en compagnie de Ronny, d’Amaya et de sa nouvelle maîtresse. Je vois qu’elle porte un nouveau manteau. Mon cœur saigne d’être absente, encore une fois, et j'espère que les adoptants me pardonneront, alors je m'excuse à nouveau mais il s’agit d’un cas de force majeure. À 17h00, je reçois un appel m'informant que Dirk est arrivé à De Pinte avec Luc d'Artagnan de Yolanda. Bientôt, ils mangeront un petit bout, puis se coucheront tôt. Demain, ils se lèveront à 4h00 et avant 5h00 ils partiront pour l'Espagne. Pour Dirk, c'est la deuxième fois en 4 jours qu'il fait ce long voyage. Après leur dîner et une courte nuit, ils se lèvent à 4h00, comme prévu et prennent la route, une heure plus tard, dans une camionnette gelée sur l'autoroute enneigée !! Après avoir vu la météo sur TV Vlaanderen hier, je les appelle, pleine d’inquiétude, à 6h00. Ils n'ont pas encore procédé à l’épandage de sel et les autoroutes sont très glissantes. Il leur a fallu une heure pour aller à Lille.

Une fois à Paris, il y a encore de la neige, mais les routes ne sont plus glissantes car il a commencé à pleuvoir. Il fait gris. Le temps est maussade et froid. Cela restera ainsi jusqu'à Bordeaux où le thermomètre indique soudainement 12 degrés mais il pleut toujours. Lorsqu’ils traversent le Pays basque, où il pleut 9 fois sur 10, il fait sec et le thermomètre affiche 18 degrés !! Comme esprit de contradiction, c’est quand même réussi... Vers 19h00, Dirk appelle pour dire qu'ils sont à Burgos, si tout se passe bien et que Madrid n'a pas trop de circulation, ils peuvent être rentrés pour 22h00. Avant de nous quitter, je demande à appeler au moment de rentrer dans la rue. Ainsi il me sera possible de tourner la clé dans la serrure de la grille. A 21h45, je reçois un appel de d'Artagnan disant qu'ils seront là dans 5 minutes. Enfin !!! Quand je redescends, Titabah couine déjà et saute de joie sur la clôture !! Quelques minutes plus tard, ils arrivent avec une cargaison de nourriture pour chiens et de friandises. Il s’agit du butin d'Anne, de Nancy, d’Ines et de Mario. Pour moi, il y a également des friandises : du « Heksenkaas » … Après avoir bu un verre à l’occasion du bon retour à la maison, tout le monde va se coucher. Me voici avec deux sexes au lit, Dirk et Titabah. … En face de nous, dans la chambre des vétérinaires, on peut entendre le ronflement sonore et satisfait de Luc d'Artagnan.

Lundi 24 novembre 2025, mardi 25 novembre 2025

Dès que Dirk et Luc sont partis pour l'aéroport, je commence à préparer la chambre pour Anne et Fred qui arriveront jeudi matin. A 17h00, je dois aller à la clinique où j’ai un rendez-vous chez le chirurgien et à 19h00, je dois passer sous le scanner avec un produit de contraste. En attendant, nous devons encore faire quelques courses, aller chez Viveros pour récupérer des plantes vivantes et... Quand nous partons pour la clinique à 16h30, il commence à pleuvoir. Une demi-heure plus tard, je suis avec le chirurgien qui dit qu'il veut procéder à des examens supplémentaires concernant les cicatrices à hauteur de mon estomac et savoir ce qui a été fait à ce moment-là. À 19h00, c'est à mon tour de passer sous le scanner. Dans le vestiaire, le médecin vient me demander si je suis allergique et si j'ai quelque chose de spécial à signaler. Je me vois obligée de lui notifier que mes veines sont très fines et profondes et qu’il est donc très difficile de faire une ponction. Comme toujours, l'homme dit que son infirmière est un « dard » qui pique comme la meilleure (encore une). Quoi qu'il en soit, je vais le voir et le vivre de première main. Ils disent to, qu'ils sont les meilleurs. Mais la meilleure juge, c’est bien moi... Alors je réponds que je ne m'inquiète pas, je leur laisse la voie libre ...  Dès que le « dard » fait son apparition et inspecte mes bras, poignets et mains, elle dit à son collègue « complicado, muy complicado » ... Pourquoi cela ne me surprend-il pas ?... Après une demi-heure sur la table en fer et six longues piqûres douloureuses avec de grosses aiguilles dans les bras, les mains et les jambes, la septième est dans mon pied. Après beaucoup de recherches et de tentatives, ils ont finalement réussi. Quand ils m'aident à quitter la table froide en fer après 30 minutes, je reçois la visite de l'homme au marteau, j'ai un « malaise » et, au grand désarroi d'Angel & Co, je m’évanoui pour quelques instants. Après plus d'une demi-heure dans la salle de scanner, je suis de retour avec Dirk dans la salle d'attente. Il s'inquiète de la raison pour laquelle je suis restée absente aussi longtemps. En voilà la raison donc….

Quand nous allons payer et qu'il s'avère que j'ai un rendez-vous pour un examen bactériologique demain matin à 8h40, je n’ai pas envie de rire car demain l'entrepreneur des jardins reviendra... Cela signifie que je dois y consacrer du temps. J’espère que tout cela pourra s’organiser...

Jeudi, Anne et Fred arriveront pour opérer. Cela fait plus de 2 ans car Fred a été très malade, notre médecin fumait très fort et a dû être opéré d’une tumeur au poumon. Ensuite, il a eu une revalidation très longue. Alors Anne ne pouvait pas venir sans son assistant. Une période terrible pour Fred et tous ceux qui l'aimaient et qui étaient au courant de son état. Nous ne pouvions qu'attendre anxieusement si un jour, nous reverrions notre cher ami à Casa Belgica.  Heureusement, tout est fini, notre médecin Fred a été déclaré guéri et nous comptons les heures qui nous restent jusque jeudi afin de pouvoir les tenir dans mes bras. Nous ne les avons plus vu, lui et Anne, depuis plus de 2 ans et ils nous ont terriblement manqué. 

Jeudi 27 novembre 2025

Une heure et demie, après le départ de Dirk pour l'aéroport, je reçois un appel téléphonique disant qu'Anne et Fred sont arrivés et qu'ils sont en route vers le parking. Une bonne heure plus tard, ils sont rentrés !!  Je ne peux m'empêcher de demander à quoi ressemble Fred. Dirk me répond qu'il a un peu grossi ! Je n'arrive pas à imaginer un Fred, toujours super mince, qui aurait grossi... Bref, je suis super heureuse qu'ils sont en route et je vérifie leur chambre encore une fois. Une demi-heure plus tard, la réunion est très émouvante pour tout le monde et personne ne sait comment canaliser ses émotions (surtout moi). Anne et Fred, qui a effectivement pris un peu de poids, sont impatients de commencer avec le travail mais d'abord, je leur sers un court déjeuner avec une soupe de tomates toutes fraîches et beaucoup de peppinos et de salades à la manière d'Anne. Un lunch sain interrompu par Marie-Carmen qui amène les dix premiers chiens. Quand je les rejoins, une heure plus tard, ils ont déjà commencé. La deuxième dame sur la table d'Anne est une petite vieille avec une énorme tumeur hideuse au mamelon et un utérus pourri à cause des nombreux chiots qu'elle a eus. Ensuite, la petite vieille qu'Anne a « récupérée » du mieux possible, après une opération majeure, déménage vers la table de Fred pour ses dents et ses soins. Quand je dis à Anne qu'elle doit un peu épargner Fred, elle me répond en riant : « pas de pitié, claquez le fouet ». Ils sont encore en pleine activité quand je parviens à convaincre Dirk de demander à Marie-Carmen d'amener le jeune mâle terrifié qui est en quarantaine depuis des semaines. Peut-être qu'il peut apprendre quelque chose parmi toutes ces femmes...

À son arrivée, la première chose qu'il fait est de chercher une sortie et de courir pour franchir le mur, heureusement un espoir vain. Quoi qu'il en soit, il est dans un très mauvais état émotionnel et a dû être traité horriblement durant sa jeunesse.

Pendant que les dix premières dames rêvent d'un nouvel avenir, Anne et Fred savourent mes spaghettis végétariens « succulents » avec de la viande hachée végétarienne, tout en nous remémorant de merveilleux souvenirs et d'anecdotes pleines d'esprit. Comme Anne et Fred sont debout depuis 4h00 ce matin, ils soumettent les 10 patients à un dernier bilan, à 22h00. Ensuite, ils vont se coucher car demain ils se lèveront à 7h00 pour soigner les chiens et à 9h00 Marie-C viendra avec 10 « nouvelles » dames. Dirk va vérifier, encore une fois, comment va le petit male noir effrayé, que j'ai nommé Julius. Malgré la présence des dames, il ne veut pas dormir à l'intérieur, il veut absolument dormir dehors. Nous le laissons donc et nous lui donnons un panier chaud ainsi qu’un gros manteau. Le forcer serait impossible et détruirait complètement sa « confiance » pour le peu qu’il en ait. Mes dernières pensées avant de m'endormir sont pour Fred. Je suis tellement heureuse qu'il soit de retour et qu'il aille si bien.

Vendredi 28 novembre 2025

Il n'est même pas 7h00, lorsque Anne et Fred vont vérifier si tout va bien avec les chiens. 5 minutes plus tard Dirk les suit pour tout nettoyer et arroser le jardin, avec Julius tout va bien... À 8h00, Marie-Carmen s’amène avec les dix dames suivantes et nous sommes obligés d'interrompre le petit-déjeuner. Les dames en premières, n'est-ce pas ? Au cours de l'après-midi, 6 autres suivront... Quand la table est déblayée, je lance mon update que j'interromps quinze minutes plus tard, pour aller voir les nouveaux venus. C'est encore une fois la misère complète.  Des petites femelles qui ont été rejetées et tyrannisées et qui viennent de sortir de la chasse, etc. Parmi elles, une vieille femelle reproductrice avec la queue sectionnée et une vilaine blessure à la tête qui semble être la cause de la perte d'un de ses yeux ! Probablement sa punition parce qu'elle n'a plus produit assez de chiots, car la blessure et la perte de son œil ne sont certainement pas dues au fait qu'elle a accidentellement heurté quelque chose... Quand je prends sa tête dans mes mains et que je lui parle doucement, elle me regarde d'un regard investigateur et c’est le coup de foudre instantané. J’avais pourtant promis à Dirk et à moi-même de ne plus faire ça... Mais il est difficile de garder sa promesse lorsqu’on regarde dans cet œil unique qui vous dit combien elle a souffert durant sa vie horrible et combien elle a souffert des bestialités dont son propriétaire était capable. Après que les 10 dames d'hier ont fait leurs premiers pas dehors là où il fait froid mais où le soleil brille généreusement et pendant que nous prenons notre déjeuner « vert », les six candidates suivantes arrivent. Parmi elles se trouvent une petite vieille avec une plaie béante à la transition entre la patte et la fesse. Anne et Fred retournent immédiatement au travail et prennent la pauvre bête en premier. Comme hier, je les gâte, après quelques heures, avec des fruits et j’en profite pour aller voir les patientes dont une douzaine sont déjà couchées et bien couvertes dans les chenils et récupèrent de la grande opération qui va changer leur vie. Quand l’équipe médical monte, quelques heures plus tard pour le dîner, j'ai préparé, entre mes updates, du riz « tropical » avec des poivrons frais de toutes les couleurs, des courgettes, des aubergines, des oignons, etc., ce qui est très apprécié après l'apéritif obligatoire. Comme hier, nous continuons à dîner jusqu'à ce qu'Anne et Fred aillent voir les patients vers 22h00, avant d’aller se coucher. Après cela, Dirk continue à regarder (excusez-moi) parfois un fastidieux « Masked Singer. » Par compassion, je l’accompagne... À la clinique et à la nouvelle salle de récupération, 26 galgos profitent de leur repos, enfin 27 avec Julius inclus, car en attendant il a trouvé sa place entre les dames...  

Samedi 29 novembre 2025

Le dernier jour avant leur départ, ils se lèvent à 6h45 pour le contrôle quotidien de leurs patients. Dirk les suit dehors, se promène avec son « caca mobile » quoi d'autre, arrose de l'eau, beaucoup d'eau et ramasse les alaises pour les mettre dans la machine à laver. En attendant, je fais le lit et je me dépêche d'aller à la cuisine où j’arrive juste à temps pour m'asseoir pour le petit-déjeuner, qui, comme toujours, est interrompu par l'arrivée de Marie-Carmen qui apporte les 8 dernières dames à stériliser. Après avoir subi leur opération, qu’elles aient des dents blanches et nacrées et un « S » tatoué dans l'oreille, toutes les résidentes du refuge (environ 200) seront stérilisées grâce à Marianne, à son assistant Dirk Buffalo, à Anne et au docteur Fred. Pour combien de temps ? C'est la question clé car malheureusement demain, on chassera de nouveau et d’autres galgos blessés et affamés seront largués et trouveront leur chemin vers le refuge...  Quoi qu’il en soit, aujourd'hui il y a quelques traitements supplémentaires à faire et une petite femelle hybride à stériliser. Donc ils ont plein de travail pour leur dernier jour... Dès que je suis seul, je commence à mettre à jour mon update puis je descends les voir car dans la clinique chaude et dans la salle de récupération bien chauffée, tous les paniers et couchettes sont, à présent occupés. Quelques dames se promènent dehors au soleil. Comme d’habitude Julius, encore toujours aussi peureux, est allongé dans un panier entre les dames et me laisse tripoter ses oreilles et lui caresser la tête, mais il reste encore beaucoup de travail à faire, soupir. Nous verrons bien. Le calme règne parmi les jeunes femelles, rentrées hier. Néanmoins, il reste encore quelques pauvres petites effrayées qui n'ont pas encore assimilé leurs traumatismes et qui fuient quand on s'approche trop. Dommage que nous ne puissions pas leur faire comprendre qu'elles ne devraient pas avoir peur de nous, que tout est fini, maintenant. Après le déjeuner tardif, l’équipe médicale redescend pour nettoyer la clinique afin de la laisser derrière eux comme neuve. Dirk met les dernières alaises dans les deux machines à laver industrielles. En attendant, je commence en cuisine à préparer du chou-fleur à la sauce béchamel, des pommes de terre et des burgers végétariens. Ensuite, je continue à écrire mon update avec parcimonie. Le soir, après l'apéritif, mon dîner au chou-fleur et les produits associés sont savourés avec beaucoup de goût. Cela prouve quand même que j'ai plus à offrir que des spaghettis (je plaisante).  Après cela, il est inévitable que nous nous rappelions des souvenirs, ainsi que des histoires difficiles que nous avons vécues et surmontées ensemble. Il y a surtout de l’incompréhension pour le fait que, à part quelques individus, personne ne semble réaliser ce qui arrive au monde, à la nature et aux animaux. Que nous sommes peut-être la dernière génération à voir des animaux tropicaux et autres et des baleines dans la « vraie vie » avant qu'ils ne soient tous anéantis. Ils ne doivent pas compter sur les humains car la plupart ne se préoccupent que d'eux-mêmes.

Anne et Fred vont se coucher, après une dernière visite aux chiens. Il est évident que nous continuons à regarder l’un ou l’autre film et cela malgré le fait que je sois épuisée et quelques autres superlatifs...

Dimanche 30 novembre 2025

Après une dernière visite chez leurs patients et le dernier petit-déjeuner ensemble, nous nous disons au revoir en espérant que ce ne sera pas pour longtemps. Après la photo obligatoire, Fred me rappelle que je dois bien prendre soin de moi et penser aux chiens, je ne fais rien d'autre... Pendant que Dirk les emmène à l'aéroport, je me rends en bas et je me mets à philosopher assise entre les 35 galgos.  Au cours de l'après-midi, mon mari, qui était encore en route pour l'Espagne dimanche dernier, regarde la course. Quant à moi, je m'endors et je rêve d'un monde meilleur. Quelle illusion…