Espagne mise á jour juin 2026
Lundi 1er juin 2026
À cause de l'agitation et de la fatigue, il m'a fallu quelques jours pour écrire notre rapport de voyage, alors le voilà... Le samedi 9 mai, les chiens sont partis en vacances, après des semaines d'allers-retours chez le docteur De Frutos. Kala et Justine avaient également reçu l'autorisation d'aller à l'hôtel. Kiki, qui après son calvaire inhumain et improbable a grâce à nos soins incessants, qu'elle a parfois dû subir jusqu'à deux fois par jour, été tout comme nous (surtout Dirk) récompensée pour sa patience et a été déclarée guérie !! La blessure était complètement fermée à l'exception d'un centimètre et donc elle fut autorisée à partir pour la Belgique et à aller en accueil chez Yolanda (lire : séduire Yolanda et Luc et y rester...)
Le lendemain, dimanche, Dirk montra les premiers signes de la fièvre du départ et commença à tout ramasser et préparer pour le départ. La question est pourquoi, car le lendemain son copilote Dirk Buffalo est arrivé un jour plus tôt que d'habitude et a pu l'aider avec cette besogne. Quoi qu'il en soit, Dirk était (et est) et est resté (et restera)toujours Dirk. Je suis donc restée loin de lui et je l'ai laissé tranquille, car je me souvenais que Buffalo n'arriverait qu'après 23h. Le lendemain, la fièvre du départ avait encore augmenté et ne s'est calmée que lorsqu'il est parti à 22h30 pour aller chercher Buffalo à l'aéroport. Quand j'ai reçu un appel téléphonique une heure et demie plus tard m'informant qu'il avait son co-Dirk à bord, la fièvre était passée (jusqu'au lendemain ??..) Malgré l'heure tardive de l'arrivée des messieurs, le « verre de bienvenue » obligatoire et le toast au bon résultat du voyage à venir, furent respectés. C'était une tradition et les traditions étaient là pour être respectées. Néanmoins les dernières « nouvelles » du pays devrait attendre le lendemain.
Le mardi et le mercredi, Dirk B a aidé à toutes sortes de tâches pour lesquelles Dirk avait besoin d'un homme... Pour couronner le tout, la camionnette a été nettoyée et choyée de haut en bas et à l’intérieur comme à l’extérieur car après le voyage elle devait entrer au garage pour poser un tachygraphe. Encore une fois, c'est un gros coût, mais la loi l'a récemment exigé. Il est donc nécessaire et évident d'en installer un au plus vite car nous sommes tous les deux trop pointilleux pour laisser passer. Rien n'est laissé au hasard et nous avons toujours voulu être légalement en ordre avec tout depuis le début de GINB. Dirk ne veut conduire que si sa camionnette est parfaitement préparée à l'heure, car beaucoup de vies en dépendent, dit-il toujours. Une grande vérité.
Le jeudi 14 mai, était le jour J pour 15 chiens ! Il n'était pas encore 9h00, lorsque Marie Carmen est arrivée avec les élus et trois autres chanceux, dont un d'à peine un an que je trouvais trop jeune pour rester au refuge. Alors j'avais décidé de lui donner une chance, ainsi qu'à deux autres compères. Qui sait, peut-être qu’une petite prière les viendrait en aide. Le chargement s'était bien passé, si nous n'y étions pas arrivés après 30 ans, nous n'y arriverions jamais. Il n’était même pas 10h00, lorsqu’ils partirent pour leur long voyage. Comme d'habitude, je leur fait signe en guise d'au revoir et je me suis retrouvée seule avec Titaba, qui devait me protéger... Je n'ai pas eu à rester seule très longtemps car le jour de l'adoption était exceptionnellement le vendredi et Dirk est directement revenu en Espagne. Lundi, nous sommes rentrés ensemble en Belgique avec le premier vol car j'étais attendue à la clinique les 20 et 21 mai pour un scanner avec contraste, puis le lendemain à la polyclinique, pour des examens internes sous anesthésie.
Comme mentionné, Dirk était de retour de « son voyage » et de la journée d’adoption en Belgique, vendredi soir 15 mai à 23h00, et a amené une Titaba exubérante à l'hôtel pour chiens afin de rejoindre sa famille. Le lundi 18 mai, nous sommes partis à 5h00, pour Barajas et avons pris le premier vol pour la Belgique, où il nous a fallu plus de temps pour trouver le nouvel emplacement des voitures de location que pour le vol Madrid - Bruxelles. Après avoir été surpris par une averse gigantesque sur l'autoroute bondée de véhicules, nous sommes arrivés deux heures après notre débarquement, à De Pinte où il faisait beau et chaud et où il y avait la kermesse... Même si nous étions tous les deux fatigués, nous devions faire des courses si nous voulions manger et boire, donc il n'y avait pas d'autre choix que d'aller au supermarché local. Le soir, nous nous trouvions au milieu de la foire installée devant nous sur la place du village et dans la cour du château et les vieilles chansons à succès obligatoires sortaient, avec grand bruit, des hauts parleurs... Nous avions essayé de manger sur notre terrasse mais nous étions retournés à l'intérieur par pure misère. Le soir, le son de la télévision était au maximum pour être audible au-dessus du bruit... Dormir n'allait pas être une sinecure et cela durerait 4 jours... Malgré la violence musicale, des voix sonores qui louaient leur attractions et le bruit des cris et des rires de la jeunesse locale, il y avait quelque chose de nostalgique et de rassurant. Tout le monde se sentait clairement heureux et exubérant, personne n'avait de soucis et personne n'avait à avoir peur. Ici, chez nous, il n'y avait aucune menace, pas de bombes ni de drones... Pour combien de temps encore ?? Pour beaucoup de personnes qui envisageaient l'adoption, c'était la question clé, le doute décisif. Mais les « dirigeants mondiaux » querelleurs et égocentriques ne perdront pas le sommeil à ce sujet. Ils laissent cela à leurs sujets. Les 20 et 21 mai, arrivaient plus vite que je ne l'aurais voulu, mais il n'y avait rien à faire, alors j'ai pris mon courage à deux mains. Mardi, j'ai passé l'échographie et mercredi j'ai été anesthésiée pour les examens et ensuite j'ai écouté, encore à moitié endormie, l'explication du médecin mais je me suis seulement souvenue que les résultats de l'échographie étaient retardés.
Pendant Dirk attendait la camionnette qui avait été « admise » chez le « spécialiste du tachygraphe », j'ai moi-même eu besoin de quelques jours pour récupérer. Nous devions également passer chez le médecin et le pharmacien pour obtenir une cargaison de pilules (qui, espérons-le, me rajeuniront de vingt ans...) nous ne sommes partis pour l'Espagne que le mercredi 27 mai. Au milieu de la semaine, j'avais protesté mais il n'y avait rien d'autre à faire, avait dit fermement mon chauffeur. Je me demandait si j’allais y survivre... Quand nous avons quitté De Pinte ce mercredi à 5h00 du matin, mon cœur battait à tout rompre. Ce n'était pas sans raison, car quelques kilomètres plus loin, nous avons rejoint une autoroute pleine de camions qui roulaient pare-chocs contre pare-chocs, il était très difficile de se faufiler dans cette longue file. Sur la première et la deuxième bande, il n'y avait rien à voir à part des camions qui se dépassaient constamment malgré le danger, c’était terrifiant. La route resta terriblement animée pendant tout le trajet vers Paris, encore plus fréquentée que d’habitude, du jamais vu. Mon cœur battait la chamade de peur et je ne pouvais pas me détendre. Néanmoins, j'ai essayé de ne rien montrer à Dirk. C’était déjà assez difficile comme ça... Sous une chaleur accablante, il nous a fallu 2 heures sur le périphérique de Paris et ses maudits motards obligatoires qui, au grand dam de mon mari, se faufilaient partout et nous roulâmes avec des milliers d'autres en « procession » en direction de Bordeaux où nous avons passé la nuit. Il était 16h00 quand nous sommes enfin arrivés à l'hôtel après un long trajet difficile. nous sommes restâmes allongés sur notre lit après une douche fraîche jusqu'à l'heure du dîner. Ce fut une bénédiction de pouvoir aller nous coucher à 21h00 et partir le lendemain après le petit-déjeuner pour ce qui allait devenir un autre trajet d’environ 800 km dans des conditions torrides... Après un long trajet où Dirk s'est arrêté deux fois, comme la veille, pour faire le plein et me donner l'occasion d'aller aux toilettes... nous avons fait un « high five » vers 17h00, lorsque nous avons pris « notre » Avenida de Madrid à Calypo. Malgré le soulagement, je ne pouvais penser qu'au déchargement de la camionnette, qui devait être fait au plus vite selon la loi de Dirk. Et cela malgré le fait que je n'avais plus aucune réserve. Mais pas de pitié pour les braves...
Vendredi 28 mai et vendredi 5 juin 2026
Le lendemain de notre arrivée, j'ai envoyé un e-mail au docteur De Frutos pour prendre rendez-vous pour Kala et Justine, qui devaient toutes les deux passer une examen dès que possible et qui reviendraient de vacances demain avec le rerste de leur famille. Un peu plus tard, le véto a envoyé un e-mail disant que nous étions attendus vendredi prochain à 9h00 avec les deux dames. Il retirerait la structure de Kala si les photos de son tendon d'Achille s’avérraient être bonnes. Quant à Justine, il déciderait après les radios si la plaque serait retirée de sa patte opérée.
Une semaine plus tard, il était à peine 8h00 du matin, nous sommes partis pour Talavera. On était vendredi et cela signifiait l'exode pour les Madrilènes, donc beaucoup de circulation sur la route. Quoi qu'il en soit, ce n'était pas trop grave et nous étions arrivés à destination avant 9h00 et avions le temps de chercher une place de parking. Pas de sinecure et très énervant car mon mari s'inquiète toujours de tous ces Espagnols « insupportables et indifférents » qui sont l'opposé de « gentlemen dans la circulation » et ne tiennent compte de personne. Même pas d’une camionnette avec une insigne de galgos. Au contraire... Dirk est toujours agacé quand un chauffeur espagnol vole, sans gêne, l'endroit où il veut se mettre. Pourtant c’est un chauffeur fantastique. Quoi qu'il en soit, dès que nous entrons dans la ville animée, nous sommes stressés et ce n'est pas sans raison, car aujourd'hui, comme toujours, il faut chercher et jurer pour trouver et obtenir une place de parking. Bien que nous soyons à l'heure pour notre rendez-vous matinal, la salle d'attente est déjà pleine et la clientèle présente mène de fortes conversations. La nonchalance espagnole à son comble. Mais plutôt charmante si on la compare à une salle d'attente flamande. Bref, comme d'habitude, tout le monde est« occupé, occupé, occupé ». Le pire, c'est que le véto arrive trop tard et que Dirk se retrouve avec Kala et Justine en laisse mais je dois admettre qu’elles se comportent de façon exemplaire. Au moment où il se prépare à sortir, le médecin se pointe. Quand il vient s'excuser en disant que c'est la faute de son kinésithérapeute s'il est en retard, je réponds que si cela se reproduit encore une fois, c’est moi qui lui ferai une séance.
Il nous emmène immédiatement dans son bureau et, après examen et photos, Kala est autorisée à aller au bloc opératoire où il retirera sa structure . La plaque de Justine sera retirée le 15 juin, puis elle devra attendre deux mois avant que sa patte soit assez forte pour opérer la seconde. Cela signifie qu'elle devra rester avec nous pendant des mois... Pendant que Kala est sous sédation pour retirer sa structure, nous pouvons prendre le petit-déjeuner... Lorsqu’on va la chercher, elle titube jusqu'à la camionnette. Par habitude, elle relève sa patte arrière. Trois jours plus tard, elle commence à s'appuyer dessus, de temps en temps, et à l'utiliser. Voilà les dernières nouvelles. Je suppose que tout le monde, ou beaucoup d'entre vous, sont en vacances ou sont sur le point de partir. Je vais m’arrêter d’écrire mon update, pendant quelques semaines, parce que vous avez mieux à faire que de lire mes fantasmes. Pour les personnes intéressées, je vous tiendrai au courant au cas où quelque chose de spécial se produirait.
En attendant, je vous souhaite, à tous, des vacances agréables, sûres et réussies.
Merci d'avoir lu ceci.
Affectueusement,
Mireille.