Espagne mise à jour avril 2026
Lundi 6 avril 2026
Nous avions eu beaucoup de préparatifs, dont le plus important, était d’emmener nos chiens, accompagnés cette fois-ci et pour la première fois, par Justine et Kiki. Puisqu’elles allaient à l'hôtel pour la toute première fois, je m'inquiétais un peu. Nous sommes partis de Casa Belgica pour Bordeaux, le mercredi 18 mars, avant l’aube. Nous sommes arrivés à destination vers 16h00, dans un « nouvel » hôtel où nous devions passer la nuit car il était trop difficile pour moi de rentrer en voiture en un seul trajet. Après le dîner végétarien, improvisé du cuisinier bienveillant et une nuit tranquille dans un bon lit et une chambre agréable, nous avons repris, le lendemain, après le petit-déjeuner, la route vers la Belgique afin d’accomplir les nombreux rendez-vous que nous avions. L’engagement le plus important pour moi, était la promenade de « la butte d’argile », à Balen car je n'avais plus vu les collaborateurs depuis longtemps et j'attendais vraiment nos retrouvailles avec impatience. Il nous restait bien sûr encore d’autres choses à faire. Pour commencer Dirk devait emmener notre voiture au garage pour l'inspection, préparer le magazine GINB pour l'imprimerie et préparer les cartes de membre pour être expédier. Quant à moi, je devais rafraîchir notre appartement ainsi que tout son contenu qui était parfois laissé à l’abandon pendant des semaines ou des mois. Je devais également répondre à mes mails, procéder à des appels téléphoniques, entre-temps prendre du repos et honorer mes rendez-vous chez le médecin... Après un long trajet, nous sommes arrivés à De Pinte, vers 18h, et avons dû faire quelques courses avant de pouvoir rentrer chez nous. Cela n’était pas du tout agréable car tout comme Dirk, je désirais la paix et le calme après 10 heures sur l'autoroute et le périphérique de Paris... Le lendemain, nous avons commencé, mais pas sans avoir d'abord demandé, pour la troisième fois depuis notre départ, comment allaient notre bande à l'hôtel... Dès que possible, les propriétaires ont envoyé une vidéo de notre groupe d'irréguliers marchant négligemment sur le terrain de jeu et prenant un bain de soleil dans l'herbe. Lola, la grande patronne à tous points de vue, s’était installée au milieu pour pouvoir bien observer ses sujets et les réprimander si nécessaire...
Le samedi 21 avril, nous sommes partis vers 8h00, en direction de Balen pour « soutenir » notre « équipe de Balen » qui préparait la salle afin de la rendre belle et attrayante et qui préparait également la cuisine pour le lendemain. Lorsque nous avons fait notre « entrée » quelques heures plus tard, Claire était occupée à décorer la boutique GINB pendant que Yolanda rendait son stand « Warm & Cosy » le plus attrayant possible afin d’être préparé à la ruée de demain... Ellen regarda l'activité d’un air bienveillant, depuis ses photos. Sonja s'occupait, avec beaucoup de goût, de la disposition des tables et Kevin et ses « effectifs » s'occupaient de tout le reste, c.à.d. de beaucoup de choses... Une fois que tout fut prêt pour le lendemain, nous avons déjeuné agréablement et savoureusement avec les collaborateurs. Ensuite, nous avons pris congé de tout le monde et nous sommes partis pour notre « business » hôtel à Beringen, où nous logeons chaque année à l’occasion de « l’événement de Balen ». Après une nuit agitée et malgré mes 80 printemps, j'ai appliqué mes couleurs de guerre obligatoires, à 7h30. Il n'était pas encore 9h00, lorsque nous étions déjà en train de prendre le petit-déjeuner en compagnie de nombreux étudiants bruyants et affamés. Je n’avais même pas bu entièrement mon café lorsque Dirk a commencé à râler qu'on n'avait pas le droit de partir trop tard et un deuxième café n'était pas à l’ordre du jour car il devait encore faire toutes sortes de choses au bar de la salle des fêtes et cela était trop difficile quand il y avait déjà des participants présents, etc. donc... En arrivant à la salle, je devais bien vite sortir de voiture car il faisait frais selon Dirk, lui qui n'a jamais froid…
Bref, quand nous avons ouvert la porte de la salle, il y avait une garde d'honneur de chaque côté, formée par des collaborateurs qui chantaient « joyeux anniversaire » à tue-tête !! Comme je ne savais pas qui était à l’honneur, j'ai également chanté et applaudi. Ensuite, il s'est avéré que j'avais applaudi pour moi car je ne réalisais pas que les gens chantaient pour moi puisque mon anniversaire était passé depuis plus d'un mois !! Pendant que je recevais les félicitations, Raymond Buekenhout et sa femme sont arrivés et ont rejoint les collaborateurs afin de contribuer au moment solennel qui était imminent J'avais une boîte rose bien emballée à ouvrir... Quand j'ai déplié soigneusement le papier de soie, le contenu s'est avéré être un magnifique foulard en soie BLABLABLA réalisé par l'artiste Princesse Delphine !! J'ai été totalement surprise et touchée par le magnifique cadeau auquel tous les collaborateurs avaient contribué. Que celui qui avait choisi le cadeau connaissait mon goût était un fait !! Après la grande surprise dont Dirk était bien sûr au courant, je me trouvais sur un petit nuage, pour le reste de la journée. C'était merveilleux de revoir les gens et j'ai apprécié l’ambiance conviviale ainsi que les nombreuses conversations avec les participants. Comme d'habitude, tout s'est bien passé et chacun a donné le meilleur de lui-même, la nourriture de Kevin Styles était de premier ordre et tout le monde était satisfait et rempli d'éloges. Le service s'est déroulé sans faute, comme toujours. Quand les participants sont partis en promenade, j’étais exténuée et nous sommes rentrés à De Pinte, peu après avoir dit au revoir aux collaborateurs.
Grâce à l'intervention d'un ami spécialiste qui avait encore assisté à notre mariage, j'ai pu avoir une consultation avec le gastroentérologue le lundi suivant, le 30 avril, une consultation pour laquelle il fallait normalement attendre 4 mois. A ce train- là, on peut aisément, être mort et enterré avant de passer chez le médecin... Bref, il restait encore une semaine. Nous avions donc encore largement le temps de finir nos listes de choses à faire. Comme toujours, nous avions trop peu de temps, plus de travail que prévu et le lundi nous arrivait plus tôt que prévu. Quoi qu'il en soit, notre voiture avait réussi son « examen » et avait été approuvée sur toute la ligne, donc Dirk était plus qu'un homme satisfait lorsqu’il m’emmena à la clinique le lundi 30 mars à 8h30. Heureusement, après une courte visite à notre ami, j'ai été rapidement libérée de la salle d'attente du spécialiste et autorisée à aller consulter, après environ dix minutes. Après une anthologie de mes problèmes, le médecin a examiné attentivement les résultats traduits des examens faits en Espagne et a décidé que je devais revenir le 20 mai pour un scanner et être admise à la clinique de jour, le lendemain, pour des examens sous anesthésie. Ça ne m'a pas rendu heureuse, mais avec le recul, c'était un avantage car Dirk a rapidement combiné mon rendez-vous avec une journée d'adoption !! Alors les adoptants n'auront pas à attendre aussi longtemps, il m'a convaincue... Il partira le 14 mai avec son copilote de confiance Dirk B, en compagnie des chiens adoptés et organisera une petite journée d'adoption le vendredi 15 mai. Ensuite, il rentrera par avion en Espagne et nous prendrons ensemble l’avion en direction de la belgique où je devrai honorer mes visites chez le médecin. Nous rentrerons ensuite en Espagne avec la camionnette Attendre et voir dans quel état je me trouverai après les examens mais j'ai accepté son plan... Nous verrons bien, le moment venu…
Comme Dirk avait vu que notre retour du samedi 4 avril, serait caractérisé par une circulation très dense, nous décidâmes de partir le jeudi 2 avril, avec une escale à Bordeaux. Quand nous sommes partis, deux jours plus tard, à 5h00 du matin, il y avait plus de monde que prévu sur l'autoroute... Malgré l'heure matinale, un grand nombre de camions circulaient dans les deux sens et se bousculaient presque sur les deux sections de voie et nous n'avons vu que la première voiture particulière qu’à Lille ! Ce n'est pas sain pour les âmes sensibles comme moi, qui ont peur sur l'autoroute... Pour compléter le tout et à l'agacement habituellement verbal de Dirk, il nous a fallu une heure et demie sur le périphérique de Paris et je n'ai été rassurée que lorsque nous avons pris la direction de Bordeaux, où nous sommes arrivés dix heures plus tard. Nous nous sommes dépêchés en direction de l'hôtel sous une pluie battante. Après une nuit tout aussi pluvieuse, nous sommes partis à 9h00, après le petit-déjeuner, en direction de l'Espagne. Dix minutes plus tard, nous avons pris le périphérique de Bordeaux afin de parcourir les 750 derniers km. Sur le périphérique très fréquenté de Bordeaux, la même misère nous attendait qu'à Paris. Après une escale dans notre aire du Bidart habituel, nous avons franchi la frontière une heure et demie plus tard et sommes entrés en Espagne. Pendant le long trajet, Dirk s'arrêta dans « ses » aires sacrés habituels qui lui sont très chers et dans l’un d’eux, nous avons acheté des sandwiches, emballés dans du plastique et ayant l’air d’éponges, qui devaient passer pour des petits pains au fromage de chèvre... Lorsque nous avons quitté les montagnes de la Somo Sierra quelques heures plus tard et que nous avons aperçu les tours de Madrid au loin, j'ai poussé un soupir de soulagement. Normalement, il nous restait encore deux heures de route, c'est-à-dire s’il n’y avait pas trop de trafic sur le ring de Madrid parce que c'était la Semana Sancta et que c'est plus saint que sacré pour les Espagnols. Nous avons été très surpris quand nous sommes arrivés sur le périphérique pratiquement vide de la capitale. Du jamais vu, Dirk n'en croyait pas ses yeux et moi non plus. Ici et là une voiture que nous regardions bouche bée, nous n’y comprenions rien. Bref, peut-être qu'il y avait eu une grande procession qui était sortie, disais-je, quoi qu’il en soit, ils ressemblaient, de toute façon, tous à des membres du Ku Klux Klan. Lorsque nous sommes passés devant les pistes de l'aéroport, en direction de Calypo, deux avions ont décollé au-dessus de nos têtes. A 17h00, donc une heure plus tard, nous nous trouvions devant la grille de Casa Belgica et le déchargement pouvait commencer...
Je ne m'étais pas encore remise du voyage lorsque Marie-Carmen nous raconta, le lendemain de notre arrivée, une histoire macabre. Un galguero avait un jeune galgo dont le tendon d'Achille avait été coupé en deux à cause d’abus ?? Il voulait que l'opération soit financée par une organisation puis qu'il retrouve son chien pour continuer à chasser. Quoi qu'il en soit, M-C nous expliqua qu’il avait postulé ici et là, mais partout on l’avait envoyé balader. Alors je lui ai donné un message pour l'homme en question. GINB s'occuperait du chien, le ferait opérer à une condition : il nous donnerait le chien sans le réclamer. Le lendemain, elle nous amena la petite femelle avec la patte meurtrie et inutilisable ainsi que son passeport. C’était horrible à voir !! La première chose qu'ils ont faite a été d'enlever le pansement sale. Pendant que Dirk en appliquait un nouveau, j'ai envoyé un mail au docteur De Frutos pour demander un rendez-vous pour trois chiens. Kiki devait être stérilisée, des radios devaient être prises des pattes avant de Justine et il fallait peut-être convenir du moment où la deuxième patte (selon l'état de la patte déjà opérée) pourrait, elle aussi être opérée. Et puis bien sûr il y avait le jeune avec le tendon d'Achille coupé en deux... Le véto m’a fixé un rendez-vous pour le vendredi 10 avril pour éventuellement deux opérations et une radiographie du tendon d'Achille, etc…
Samedi 11 avril 2026
Hier, nous sommes partis à 8h00, avec Kiki, Justine et Kala (qui s'appelait en fait Bala mais comme cette année le nom les chiens, dont nous avons la charge, commence avec le K à CB, sinon je ne sais pas qui a été opéré quand). Je l'ai donc appelée Kala. Quand nous nous sommes inscrits chez le docteur De Frutos, il n’était même pas 9h00. Pourtant la salle d'attente était déjà pleine de clients et mon humeur est tombée sous zéro. Tout le monde parlait en même temps et il semblait que le véto ne savait pas par où commencer. Quand le plus grand tumulte s’est calmé, il nous a emmenés dans son bureau où d'abord les pattes avant de Justine ont été examinées, après quoi, elle est partie pour la radiographie. Puis ce fut au tour de Kiki, dont la poitrine ouverte se réduit à une petite fente d'à peine un centimètre et demi. Après que le docteur De Frutos eut exprimé son admiration pour notre travail, Kiki disparut dans l'une des salles d'opération pour être stérilisée. Finalement, Dirk alla chercher Kala qui attendait dans la camionnette. Quand le docteur De Frutos a vu sa patte, il avait l'air inquiet, donc ce n'était pas grave mais très grave, et après les radios, c'était encore pire que prévu !! Ce serait une opération compliquée qui pourrait se faire de deux façons. L'une entraînerait une patte raide et l’autre serait une opération plus sérieuse car il faudrait une reconstruction du tendon, ensuite on devrait installer un cadre externe pendant environ deux mois pour maintenir le tout en place. Bien que je déteste les cadres extérieurs, nous avons choisi, parce qu'elle est si jeune, pour la reconstruction du tendon. Si ça ne fonctionne pas, l'opération devra être refaite et ce sera une patte raide, mais nous lui aurons quand même donné toutes les chances... Elle sera opérée le mercredi 15 avril.
Les radios de Justine ont montré que la grande fracture est complètement fermée mais une deuxième fracture plus étroite, ne l’est pas encore complètement. Elle souffre d’une petite infection et doit donc attendre avant que la deuxième patte puisse être opérée. En attendant, elle doit prendre des médicaments. SOUPIR...
Le véto a suggéré d’aller prendre le petit-déjeuner et de revenir une heure plus tard pour venir chercher Kala qui était encore sous anesthésie. Plus facile à dire qu'à faire, car quand nous sommes revenus une heure plus tard, Dirk ne trouvait pas de place de parking et j'ai dû marcher seule jusqu'à la clinique, une entreprise dangereuse. Dix minutes plus tard, il avait réussi à se faufiler entre deux voitures et nous avons pu ramener Kala à Calypo. Pendant le trajet, elle s'est révélée être très musicale car tout le long du parcours elle a ravagé nos tympans avec des hurlements volumineux dans toutes les tonalités. Entre les pleurs, Dirk me criait que je devais l’appeler Maria Callas mais avec un K. Ce matin, il est retourné à Talavera pour aller chercher Kiki. Pendant les 80 km du retour, elle avait également un beau concert en réserve. Qu’est-ce qui nous attend encore...
Vendredi 17 avril 2026
Mercredi et comme prévu, nous avons emmené Kala chez le docteur De Frutos afin qu’il puisse procéder à l'opération de son tendon d'Achille. Comme nous avions quelqu’un pour garder nos autres chiens, nous avons continué jusqu'à Xanadu pour faire nos courses hebdomadaires. Une fois Kala rentré à la maison, nous n’allions plus pouvoir partir et comme nous avions besoin de provisions, il fallait absolument nous rendre en grande surface. En fin d'après-midi, le docteur De Frutos, nous envoya un message disant que tout s'était bien passé et que Dirk pourrait venir la chercher vers 17h. Il est donc parti immédiatement à Talavera et est revenu deux heures plus tard avec Kala, qui portait un collier cervical et dont la patte était tenue par un cadre en fer dont les coins pointus étaient enroulés dans des bandages rouges pour éviter les blessures indésirables... Elle était encore sous l'influence de l'anesthésie et il fallut un moment avant que Dirk ne puisse la convaincre de s'allonger sur son lit déjà apprêté à l’avance. Dès qu'elle fut installée, sa famille canine l’entoura et se pressa autour d'elle pour ne rien manquer de la scène. Malgré l'état précaire dans lequel elle se trouva et qu’elle accepta heureusement sans se plaindre, tout se déroula sans encombre. Le soir, elle est sortie avec Dirk et les autres chiens pour aller aux toilettes et ensuite, elle a dormi toute la nuit. Le lendemain, elle était bien réveillée et a pris son petit-déjeuner avec plaisir, après quoi elle s'est allongée sur son lit et m'a tenu compagnie toute la matinée, pendant que j'écrivais la mise à jour. L'après-midi, elle a préféré s'allonger au soleil avec sa famille canine pendant que Dirk tressait les nouvelles pousses de lierre, que l'on croyait perdues après l'incendie, dans la clôture. Une image idyllique qui fut interrompue par la toux soudaine et rauque de Maximus, qui alerta immédiatement tout le monde et en particulier Dirk et moi. Nous lui avons mis des gouttes dans la gorge mais il a toussé davantage. En début de soirée, Titaba et Clothilde ont suivi son exemple et pour finir, à quelques exceptions près, ils avaient presque tous les mêmes symptômes. Comme nous étions très inquiets, j'ai envoyé un message au docteur De Frutos qui a répondu un peu plus tard qu'un virus circulait et ce qu’il fallait faire et donner. Heureusement, nous avons presque toute une pharmacie dans la clinique. Bref, la nuit dernière, nous n'avons pas fermé l'œil parce qu'à part Astrid et Kala, tous les chiens toussaient et crachaient ! Donc, nous et surtout Dirk, devions nous lever pendant toute la nuit pour donner des médicaments et nettoyer chaque crachat afin que je ne tombe pas en allant aux toilettes à cinq reprises ou en me promenant. Ce matin, à part Kala, qui a choisi de me tenir, à nouveau, compagnie pendant mes écritures, ils sont tous dehors au soleil et en ce moment, je n'entends plus aucune toux. Espérons que le pire soit passé. A suivre...