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Lévriers en Europe

La souffrance occasionnée aux lévriers en Europe, au Royaume Uni et en Irlande.

Du fait que les adoptants ont rarement une vue explicite sur la situation réelle et que nombreux sont ceux qui me demandent régulièrement quelle est la différence entre les greyhounds et les galgos et les maltraitances qu’ils doivent subir, je suis d’avis qu’il serait peut-être intéressant de partager l’information suivante avec les lecteurs.

Concernant l’Espagne.

  1. En Espagne, il y a environ 2 millions de galguéros (chasseurs) qui ont chacun en moyenne 5 galgos ( en réalité ce chiffre est plus élevé) pour la chasse et/ou les championnats de la Fédération Espagnole de Galgos. En se basant sur les chiffres ci-dessus, cela représente une population de 10 millions de galgos ou encore plus. (et ne parlons pas des galgos qui sont la propriété des gitans).  
  1. Chaque année 50.000 animaux (0,5% de la population)sont sélectés parce qu’il s’avère qu’ils ne sont plus les bienvenus après la saison de chasse et qu’on les remplace par du  nouveau « matériel ». Pour un Espagnol, un galgo n’est rien d’autre qu’une « chose » avec laquelle on joue et qu’on jette après qu’elle se soit cassée.
  1. Toutes les organisations Européennes( entre autres la Belgique, la France, les Pays-Bas, l’Allemagne, la Scandinavie), qui s’engagent pour ces galgos  rejetés, sont en mesure d’en placer 4000 à 5000 au grand maximum (ceci sont des chiffres très optimistes). Parmi toutes ces associations, GINB est avec ses 300 à 350 adoptions par an l’organisation la plus importante.
  1. Conclusion : chaque année, quelques 50.000 lévriers Espagnols « disparaissent » et connaissent une fin des plus atroces et sadiques. Ils sont pendus, brûlés vifs, enterrés vivants (les communes mettent même des puits et des bulldozers à leur disposition), torturés à mort et sont abandonnés avec comme but de les laisser mourir de faim et de soif, etc.. On ne peut s’imaginer les cruautés dont ils sont capables.

Comparons maintenant ceci avec la manière dont on traite les greyhounds,  au Royaume Uni et en Irlande.     

Concernant le Royaume Uni.

  1. Au Royaume Uni, il existe une quarantaine de champs de course où, à la fin de chaque saison, environ 10.000 greyhounds sont pensionnés. De cette quantité 7.000 sont placés annuellement par le biais de 100 organisations qui s’occupent du « Rehoming For Retired Greyhounds » et qui leur procurent un nouveau foyer. Les 3.000 restants sont ,et ceci pour diverses raisons, euthanasiés sur la demande des propriétaires.
  2. Afin de vous donner une idée de l’importance de ces organisations voici quelques chiffres :  La plus grande organisation « Retired Greyhound Trust »réussit à placer, chaque année,  4.000 greyhounds dans des familles d’adoption Anglaises et depuis sa fondation en 1975 ils ont trouvé un nouveau foyer à plus de 70.000 Greyhounds.

Concernant l’Irlande.

  1. En Irlande, il existe une dizaine de champs de course où l’on met, annuellement,  à la retraite environ 7.000 greyhounds. La plupart d’entre eux sont exportés vers le continent Européen et vers la Scandinavie.
     
  2.  En Irlande, il y a une trentaine d’organisation qui font du « rehoming » et qui placent, chaque année,  un maximum de 500 greyhounds dans leur propre pays car les Irlandais ne considèrent toujours pas un grey comme étant un animal domestique et le « rehoming » reste donc difficile. Voilà pourquoi, il existe une offre lucrative vis-à-vis de l’étranger.

Conclusion.

Bien que la souffrance animale ne soit pas comparable, il nous semble quand même qu’il y a une différence substantielle entre l’Espagne, le Royaume Uni et l’Irlande.

Une différence dans le sens qu’aussi bien le Royaume Uni et en deuxième position l’Irlande,  ont  une tradition de bien-être et de respect des animaux. Un fait qui se traduit par l’existence de nombreuses organisations de « rehoming » (en total 130) qui prennent soin des greyhounds qui sont « fin de carrière ».

En Espagne il n’existe que quelques petites initiatives privées qui ne sont pas en mesure de faire face à la « maffia des galgos ». Voilà pourquoi 50.000 galgos disparaissent annuellement en Espagne. Voilà un chiffre qui n’est pas du tout comparable aux 8.000 greyhounds du Royaume Uni et de l’Irlande.

La souffrance des lévriers la plus sadique et la plus abjecte se situe très clairement au sud de l’Europe. La crise économique qui a frappé en premier les pays du sud, ne fera qu’empirer ce problème fâcheux.

Mireille Broeders

La recherche et les contacts avec les organisations Anglaises et Irlandaises (un grand merci pour leur collaboration)

Raymond Buekenhout

Gestionnaire des projets de GINB.  

  

 

  

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