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Espagne Mise a jour sept 2021 - Mer25août

Placé le
07 Septembre 2021

 

 

Mercredi 25 août 2021.

Je ne sais par où commencer, par les mauvaises ou par les bonnes nouvelles. Je commencerai par les bonnes. Hier, cinq minutes après avoir abordé le cas de Toto avec Dirk et le fait que mon dernier message au candidat à l’adoption était resté sans réponse et que j’allais donc être obligée de trouver une autre solution, je reçus un appel du monsieur en question. Il s’agit d’une personne qui a déjà adopté plusieurs de nos galgos, dans le passé. Il m’expliqua qu’au moment où j’avais envoyé mon message, ils venaient de partir en voyage et qu’à présent ils avaient le temps pour nous avertir qu’ils avaient bien reçu le message et qu’ils restaient, plus que jamais, candidats. Ils avaient pris contact avec leur véto et ensuite, ils avaient décidé d’adopter Toto. J’étais très, très heureuse et soulagée. Je lui ai confirmé que j’allais envoyer les radios de son épaule à son véto et que jusqu’à maintenant, il ne montrait aucune séquelle et qu’il était très actif, jouette et une véritable petite fripouille. Une fois qu’il aurait 10 mois, GINB honorerait ses promesses et prendrait entièrement les frais de castration à sa charge. Malgré que, la nuit précédente, mon genou ait flanché pour la énième fois et qu’à cause de la douleur j’étais moins mobile, je me sentais immédiatement mieux et aussi forte que cent hommes (femmes)… Le fait que Toto allait faire le voyage vers la Belgique en compagnie de son inséparable amie Fiona, adoptée elle aussi, était le plus important. Mon genou se remettrait de lui-même… Je connaissais les deux adoptants et j’étais donc certaine qu’un avenir idyllique et plein d’amour les attendait.

En ce qui concerne les mauvaises nouvelles, le weekend passé, un jeune merle était en train de trépasser dans notre jardin où l’automne faisait déjà doucement son apparition. Après que Dirk l’ait un peu amadoué, il a pu le prendre facilement. Nous l’avons alors, mis dans un bench avec un fond de sable. Nous lui avons donné à boire, à manger et quelques branches pour qu’il puisse se cacher bref, il fut installé le plus confortablement possible. Lorsque Dirk est allé le voir, pendant la nuit, il était caché sous le feuillage. Nous étions donc rassurés. Malgré tous nos efforts, il était décédé le lendemain matin. Je me sentais coupable mais Dirk me consola en disant que nous avions tout fait qui était humainement possible… Quoi qu’il en soit, son décès marqua le début d’événements moins agréables. Hier, Marie-Carmen m’a contactée pour dire qu’elle avait reçu un appel d’une femme qui voulait céder une galga et ses 10 chiots !!! Que devait-elle faire ? … je lui ait fait le récit de ma chute et du fait que Dirk et moi-même, nous nous rendions compte que les choses devaient changer car mon état allait de mal en pire, que nous avions réservé des vols  pour le 5 septembre et que j’avais des rendez-vous chez le neurochirurgien, l’orthopédiste etc… pour le 6 et le 7 septembre. Dirk resterait à De Pinte pendant 5 jours, après quoi il retournerait en Espagne où Dirk Buffalo le rejoindrait le mardi 14 septembre afin de retourner comme copilote en compagnie de mon époux et des chiens.  Entre-temps, je resterais seule pendant une semaine à De Pinte et après plus d’un an et demi, j’assisterais à la journée d’adoption du 18 septembre. La plupart de nos chiens resterait à Casa Belgica sous la surveillance de Vali, seuls les barzoïs Léopold et Astrid feraient éventuellement le voyage du fait qu’Astrid est intraitable lorsque je suis absente. Ce serait dommage pour Léopold car depuis que Marianne a su le convaincre d’entrer dans l’eau, il s’est révélé être un  nageur e première classe et lorsque je fais mes exercices journaliers dans la piscine, il revendique son petit quart d’heure de natation.

 

Enfin, il nous était donc impossible d’accueillir les chiots immédiatement, donc nous sommes tombés d’accord pour installer la maman et ses enfants dans les chenils de quarantaine et de les amener chez nous dès notre retour. Le lendemain, Marie-Carmen me recontacta pour dire que la maman et ce qui restait de ses chiots étaient arrivés à las Nieves. Ils étaient tous très maigres et entre-temps,  la femme avait déjà cédé 4 d’entre eux… Il ne restait donc que 6 chiots, c.à.d. 2 mâles et 4 femelles. J’étais choquée et lui ai dit que le lendemain,elle pouvait venir chercher de la nourriture pour chiots et que j’allais venir les visiter malgré mon mauvais genou. Dirk me regarda d’un air fâché… « Encore des chiots » murmura-t-il « Comment va-t-on faire si tu dois subir une autre opération et rester plus longtemps en Belgique ? » Je ne voulais pas y penser. J’avais assez de soucis comme ça !!! Les deux portées précédentes, 12 chiots en total, nous avaient coûté, en comptant la nourriture et les frais médicaux,  quelques 4200 € et je n’ai vraiment pas tout pris en considération mais cela fait encore toujours 1000€ de plus que la côtisation des adoptants. Élever des chiots est une affaire très onéreuse. Nous ne pourrons donc pas nous en permettre beaucoup plus mais les choses étant ce qu’elles sont, les chiots qui viendront seront soignés méticuleusement. D’ailleurs, ce n’est pas la seule chose que nous devons payer. Il y a également les voyages aller-retour Belgique- Espagne qui coûtent énormément d’argent car nous ne roulons pas avec de l’eau  et les marques d’essence ne comptent pas parmi nos sponsors. Il ne faut pas oublier non plus les péages, les nombreuses opérations et les pattes fracturées… sans oublier les médicaments, les anesthésies, les antibiotiques pour les stérilisations, les appareils pour les soins dentaires qui doivent régulièrement être remplacés ainsi que 2 nouveaux appareils pour l’air conditionné dans la clinique et dans la véranda afin de rafraîchir les chiens et également les tonnes de nourriture. Les gens ne se rendent vraiment pas compte.

Quoi qu’il en soit, nous ne pouvons pas éliminer la misère, les soins nécessaires et les médicaments et ceci malgré les frais élevés car en fin de compte nous sommes là pour adoucir la misère n’est-ce pas. Puisqu’il nous est impossible d’épargner de ce côté-là, nous avons décidé de le faire autrement. C’est pourquoi, je dois vous annoncer que, pour la première fois en 17 ans, nous n’éditerons pas de calendrier !!! Malgré que les payements et le côté logistique laissaient parfois à désirer, cela nous brise quand même le cœur mais nous ne pouvons pas faire autrement. Peut-être que nous éditerons un calendrier d’anniversaire intemporel avec des aquarelles de galgos c.à.d., si nos finances le permettent…. Heureusement que nous entendons de partout que nos troupes de « Respect The Galgo » sont en train de se rassembler sous le commandement de Raymond Buekenhout afin de lancer leurs actions. Il y a donc encore de l’espoir et l’espoir fait vivre… Autrement dit, j’ai encore foi en l’avenir et je me réjouis de pouvoir assister à la journée d’adoption, à notre premier événement et surtout de revoir les adoptants car il y a tellement longtemps, presque deux ans. Qui sait, nous pourrons peut-être fêter les 25 ans de GINB à l’occasion de la promenade de Saint-Pierre, si tout au moins celle-ci pourra avoir lieu. On peut toujours espérer et à en juger par le nombre de participants aux 4 jours de l’Yser, beaucoup de collaborateurs et d’adoptants espèrent également pouvoir revivre les promenades et les événements et surtout revoir leurs amis. Lorsque j’ai vu passer notre groupe sur la place d’Ypres, sous les applaudissements de la foule, je ne pouvais retenir mes larmes et je me suis sentie très fière. Un grand merci à vous tous, un merci du fond du cœur de ne pas nous avoir oubliés.

Samedi 28, dimanche29, lundi 30 août et mercredi 1er septembre 2021.

Hier, Marie-Carmen nous faisait savoir que Suzanne, d’un groupe de sauvetage, l’avait contactée. Il s’agit de la dame qui nous avait confié, voici des années, Pistorius qui avait perdu son pied à la suite d’une chute et qui avait erré pendant des mois. Elle avait appelé Marie-Carmen au sujet d’un galgo qu’ils allaient essayer de capturer et qui souffrait probablement d’une fracture à la patte. Le chien avait été abandonné à son sort par des gitans qui étaient partis sans demander leur reste… Il y avait eu également une femelle mais dont ils avaient perdu toute trace. Au cours de l’après-midi, lorsque nous sommes allés visiter les chiots, Suzanne nous attendait en compagnie d’un collaborateur et avec le chien en question. Il avait l’air fort perdu. Après notre visite aux 6 chiots, elles nous ont suivis à Casa Belgica et l’ont déposé dans un bench, à la clinique. Il semblait que le pauvre, qui boitait sérieusement, souffrait beaucoup de ses blessures étendues et avait l’air désorienté. Lorsque nous l’avons posé sur la table d’opération afin de nettoyer ses blessures, il pleurait doucement mais il se laissait faire aisément. Comme tant d’autres congénères, on aurait dit qu’il comprenait que son calvaire venait de prendre fin et qu’il n’avait plus rien à craindre.  Après l’avoir soigné, nous l’avons installé sur un tas d’alaises douces et nous lui avons présenté une gamelle avec de la nourriture. Il était tellement émotionné par toute cette gentillesse qu’on aurait dit qu’il n’osait croire à ce qui lui arrivait. Il regardait dans le vide et n’osait pas jeter un coup d’œil sur sa nourriture ou sur nous. Il pensait probablement : «  Si je ne les regarde pas, ils ne me verront peut-être pas… »

 

 

Lorsque Suzanne demanda s’il pouvait s’appeler Gano, je répliquai en hésitant que pour des raisons pratiques, les noms commençaient par F, cette année… je lui demandai donc si « Fano » pouvait aussi bien faire l’affaire, elle a répondu « si si », mais je voyais bien que ce n’était pas de gaité de cœur. Quoi qu’il en soit, avant de partir, elle prit largement le temps de câliner Pistorius qui était tout étonné tandis que son assistant avait les mains pleines avec Léopold, qui était le premier barzoï qu’il voyait de son vivant, ainsi qu’avec les 2 chiots qui demandaient toute son attention. Lorsqu’ils partirent, j’ai promis de les tenir au courant pour « Fano ». Ensuite, j’ai immédiatement envoyé un mail au docteur De Frutos lui  demandant un rendez-vous pour le galgo qui venait de rentrer et qui souffrait probablement d’une fracture à la patte et j’ai ajouté qu’il devrait également subir une castration… Une heure plus tard, Dirk a reçu un mail de Suzanne pour dire que Fran était également un beau nom vu que Fano n’avait aucune signification. Je l’ai donc baptisé Frangano ainsi tout le monde serait satisfait. Dirk trouvait que Fran avait l’air de Frank sans K  donc pour lui cela resterait pour toujours Frank sans K… Une fois la question réglée, j’ai reçu une réponse comme quoi nous étions attendus jeudi. En attendant,  ses blessures seraient soignées quotidiennement, il serait nourri convenablement, recevrait toute notre attention et tout notre amour et nous allions faire de notre mieux pour que son âme reçoive également tous les soins nécessaires. Voilà des choses qu’il n’avait encore jamais connues dans sa triste vie. Dès que nous connaîtrions l’étendue de sa blessure à la patte et après qu’il soit castré, il pourrait rejoindre les trois dames au jardin… 

   

Lundi, nous sommes partis pour Honrubia beaucoup plus tard que prévu car Marie-Carmen, qui devait nous amener Jade vers 9H00, avait des problèmes avec sa voiture. A midi, nous avions rendez-vous avec Alain et Jackie de Bénissa. Jade, une galga blanche qui avait été mise sur le site comme ayant 3 ans, était en réalité âgée de 13 ans. Après avoir pris contact avec ses adoptants, ceux-ci m’avaient fait savoir qu’ils auraient préféré un chien plus jeune puisqu’ils avaient adopté un galgo relativement jeune, il y avait quelque temps. Je comprenais cela très bien et donc Jade avait été placée, une deuxième fois, à l’adoption mais cette fois-ci avec son âge exact… Enfin pour couper court, après que Jackie et Alain ait remarqué sa présence sur le site, ils m’ont contacté pour dire qu’ils désiraient adopter Jade et lui offrir encore quelques belles années au « repos des vieilles dames », comme j’appelle toujours leur demeure. Donc, nous amènerions Jade à Honrubia, notre endroit habituel de rendez-vous. Quoi qu’il en soit, à cause de la panne automobile de Marie-Carmen, nous sommes partis une heure et demie plus tard que prévu. Cela nous ferait 400 km aller et retour et je devais avertir Alain et Jackie qui sont toujours pile à l’heure et qui seraient probablement déjà en route etc…etc… Enfin. Pour encore une fois couper court, après que Dirk ait volé assez bas durant tout le trajet et spécialement dans les virages en épingle, nous sommes quand même arrivés à destination à 12h30… Après de joyeuses retrouvailles avec Ophélia qui, après sa cure de jouvence à Benissa, avait l’air d’avoir la moitié de son âge, une tasse de café et une petite conversation, nous avons entamé le chemin du retour avec une tarte maison fabriquée par Jackie et des biscuits pour chiens d’Alain. En partant, j’ai demandé à Dirk de conduire plus lentement, en rentrant, car sinon je ferais le chemin à pied…

 

Mardi soir, il s’est subitement mis à venter et à pleuvoir et tout cela agrémenté d’un bon orage. Après des semaines et des semaines de sècheresse et de chaleur extrême (à l’exception de quelques gouttes et d’un dimanche orageux), nous fûmes surpris par le premier coup de tonnerre et nos plus peureux compagnons cherchaient un abri ça et là. Seul Léopold trouvait cela très intéressant et se rendit sur la terrasse pour voir les festivités… Dirk et moi, trouvions cela merveilleux et en même temps terrible car il avait réservé des cartes au Musée Reina Sofia pour le lendemain. Selon Dirk, on prévoyait également des précipitations pour le lendemain. Ma petite sortie annuelle et obligatoire avait été reportée à cause du Corona et cette année elle tombait littéralement à l’eau . « Il faut voir » me disait Dirk « ce n’est pas la première fois qu’ils se trompent et puis nos cartes sont valables pour deux visites, donc ». Il a plu des cordes pendant toute la nuit et au matin, il pleuvait toujours assez bien. Quoi qu’il en soit, nous sommes quand même partis et en s’approchant de Madrid, il y avait des éclaircies. « Nous avons de la chance » disais-je pleine d’espoir, bien que… Lorsque le taxi nous déposa, nous avons trouvé suspect qu’il y avait pas plus de monde à l’entrée du musée. Dirk pensait que la plupart y avait également réservé à l’avance… Mais non… Une fois à l’intérieur ce fut une désillusion partielle car ¾ des salles étaient fermées à cause de travaux… J’avais les boules et je souffrais terriblement des pieds. Lorsque je décidai d’aller me consoler à la boutique du musée, les articles étaient réduits de la moitié et tout à coup mes pieds me faisaient souffrir beaucoup et beaucoup plus…

Jeudi 2 septembre 2021.

A 8h00, nous partons pour nous rendre chez le docteur De Frutos avec Frank sans K ou bien Frangano et Fifi. A 9h00, nous arrivons sur place. Theresa examine les yeux de Fifi pendant que notre véto fait des radios de la patte de Frangano… 

 

A 11h00 nous repartons pour Calypo Fado avec uniquement de bonnes nouvelles !!!  La patte de notre nouveau pensionnaire n’est pas fracturée mais l’os est infecté à cause des mauvais soins qu’il a reçu auparavant et il doit donc être traité aux antibiotiques. En outre, Dirk reçoit tous ses points et il est prié de continuer ses bons soins comme avant.  Fifi n’est pas entièrement aveugle d’un œil. Elle voit « flou » et uniquement des ombres mais l’état de son autre œil n’à pas empiré et ceci malgré sa leishmaniose… Donc nous retournons à Casa Belgica le cœur léger et avec un Frank sans K entre-temps castré mais sans fracture et une Fifi dont l’œil intacte n’est aucunement menacé par sa leishmaniose. Une fois à la maison, nous tenons parole et Frangano peut donc rejoindre les deux dames de Marianne ainsi que Nerva. Je ne dois sans doute pas vous décrire son allégresse… Dimanche, Dirk et moi, nous partons pour la Belgique. Je reprendrai donc contact après la journée d’adoption.

Dans tous les cas, je vous tiendrai au courant de tout.

Merci de votre attention.

Affectueusement,

Mireille. 

 

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