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Espagne Mise a jour oct 2021 - Mer29sept

Placé le
09 Octobre 2021

 

 

Mercredi 29 septembre 2021.

Je vous demande de bien vouloir m’excuser pour le fait que j’ai eu besoin de quelques jours afin de me remettre de la fatigue due au trajet en camionnette qui a duré deux jours. Voici donc, à ceux qui sont intéressés et comme promis, le compte rendu des trois semaines qui viennent de s’écouler…  Comme je l’avais mentionné dans le dernier update, Dirk et moi sommes partis, le dimanche 5 septembre, pour la Belgique où j’avais dès le lendemain, un rendez-vous chez le spécialiste ainsi que le jour suivant etc… etc… Quoi qu’il en soit, le mardi , on allait me faire une scintigraphie osseuse, prévue depuis longtemps et puisque Dirk repartirait le vendredi  pour l’Espagne et qu’il ne reviendrait que 8 jours plus tard en compagnie des chiens, mon rendez-vous chez le neurochirurgien pour évaluer les résultats du scanner fut reporté au lundi 20 septembre, deux jours donc après la journée d’adoption. La première journée à laquelle je prendrais part depuis 18 mois et pendant laquelle je reverrais les collaborateurs ET… les adoptants.  Le vendredi 10 septembre, Dirk est reparti très tôt en direction de l’Espagne. Je suis donc restée toute seule dans notre appartement de De Pinte où l’on se préparait à passer un weekend de kermesse. Sur la Place de l’Eglise, juste derrière le coin, se trouvaient les « autos tamponneuses »,  l’étal obligatoire avec des beignets et un petit moulin. Dans l’avant cour du « Château Viteux », avait lieu un thé dansant et cela pendant tout le weekend. Lundi il y aurait une braderie dans « notre » rue. Du bruit à n’en plus finir donc… soupir… Quoi qu’il en soit, grâce aux vidéos et aux coups de téléphone de Dirk et à ma voisine d’au-dessus qui avait pris sur elle de veiller à ce que je ne manque de rien, j’ai survécu à une semaine de confinement dans « le flat De Pinte ». Le mardi soir, le copilote de service Buffalo, est parti pour l’Espagne. Le weekend commençait donc très tôt…

 

Jeudi matin, ils sont partis de Casa Belgica vers 10h00, comme d’habitude. Ils m’ont tenue au courant des progressions et vers 2h30, ils se sont arrêtés chez Marianne afin de décharger ses 3 dames âgées. Une heure plus tard, les autres voyageurs furent confiés aux bons soins de l’équipe s’occupant de l’arrivée à Rosa Canina. Les deux Dirk se sont ensuite empressés de rejoindre De Pinte où Dirk B. fut installé sur le divan et mon Dirk se laissa tomber dans son lit. Ce repos fut de courte durée car à 8h00 « mon » Dirk est reparti pour Rosa Canina, sans prendre de petit déjeuner… Une heure plus tard, j’ai pu convaincre Dirk B. de prendre un petit déjeuner avant de prendre le train en direction du littoral. Le soir, il est retourné à Rosa Canina, en compagnie de Martine, afin de s’occuper de la journée d’adoption du lendemain. Vous serez quand même d’accord avec moi pour dire que ce sont vraiment des super-héros, seule la cape leur manque encore, mais pour le reste… Le lendemain, le samedi 18 septembre, c’était le jour J. Pour la première fois en 15 mois, je pouvais à nouveau prendre part à la journée d’adoption et je revoyais donc la plupart des collaborateurs qui étaient aussi heureux que moi de pouvoir se serrer dans les bras. Après que la tente ait été montée, une des collaboratrices, Katrien je crois, vint demander à Dirk et à moi, de bien vouloir venir jeter un coup d’œil.  Tous les collaborateurs y étaient déjà… « comme c’est étrange » dis-je doucement à Dirk « est-ce que quelqu’un aurait une communication à faire ? »… Après quelques minutes, Peter Van Laet commençait à chanter « Als de tijd van toen ». Même alors, nous avions le sentiment de venir de Pontoise ne sachant pas ce qui se passait. Lorsque tout le monde se mit à applaudir en nous félicitant à l’occasion de notre anniversaire de mariage, nous étions tout étonnés et malgré que nous entendions notre chanson, nous tombions des nues car aucun de nous deux y avait pensé. Ma première journée d’adoption avait tout relié au deuxième plan. J’étais tellement émue que je ne pouvais contenir mes larmes lorsque tout le monde se mit à danser et que nous avons repris notre danse, entourés de nos collaborateurs et cela après 17 ans. Après ce début fantastique, une journée d’adoption merveilleuse, les nombreuses attentions, les petits compliments, des chiens et des maîtres satisfaits, les collaborateurs ont continué  la fête avec un gâteau magnifique et du cava. Comme la vie peut être belle… 

            

     

Le lundi 20 septembre par contre, était bien moins joyeux  lors de la visite au neurochirurgien. Ma scintigraphie osseuse qui avait l’air d’un sapin tordu plein de boules de Noël noires, montrait que ma douleur constante et ma marche difficile sont dues au fait que certaines de mes vertèbres ne se sont toujours pas soudées et que l’arthrose à mes facettes articulaires a encore progressé. Il ne me reste donc plus qu’à subir une nouvelle opération. Il s’agit d’une lourde intervention dont il lui est impossible de me garantir le succès. Quoi qu’il en soit, je ne peux continuer de la sorte  et le 10 novembre, je serai donc opérée du dos pour la huitième fois. Il m’était donc possible de retourner en Espagne et d’avertir ma famille et mes amis. Voilà une chose de faite car GINB est ma famille… Avant de pouvoir retourner à la maison, je devais me rendre aux inscriptions afin de passer au crible tous les documents, de donner mon autorisation pour l’intervention et de fixer un rendez-vous chez le cardiologue. Après quoi, je fus envoyée au laboratoire pour une prise de sang. Une infirmière regardant à travers ses lunettes et m’adressant la parole avec un accent gantois très amusant, fit la prise de sang. Lorsqu’elle a vu mon âge sur la fiche, elle était très étonnée et m’a dit que je paraissais bien 20 ans « de moins » !!! J’étais très flattée, bien sûr. Qui ne le serait pas mais j’ai quand même répliqué qu’elle devait absolument changer de lunettes et en prendre sans verres rosés… Mais peut-être, pensais-je, s’agit-il d’une prophétie. Peut-être qu’après l’opération je me sentirai 20 ans plus jeune et non seulement en avoir l’air. Voilà qui serait un miracle…

 

 

Puisque je ne veux jamais faire le trajet durant la semaine, nous sommes partis pour l’Espagne, le dimanche. Nous avons passé la nuit à Castets car je ne supporterais plus de faire le voyage en une fois. Lundi après-midi, nous sommes donc arrivés à Casa Belgica  sous « les cris de joie » de nos chiens. Mardi, nous sommes allés faire nos courses et mercredi, j’étais éreintée. Quoi qu’il en soit, fatiguée ou pas, aujourd’hui, on est jeudi et Marie-Carmen vient de nous amener 6 chiots qui ont été largués voici quelques semaines au refuge en compagnie de leur maman. Impossible de se sentir fatigué avec 4 petites dames et deux petits messieurs qui après avoir passé quelques semaines dans les chenils de quarantaine dans un repos obligatoire, se laissent aller en voyant le jardin, les tonnes de jouets et la nourriture fournie à volonté. Ils ont su apprécier l’attention de nos chiens et après avoir passé une demi-heure à la grille, ils se sont mis à jouer à cache-cache avec Léopold, le «  chiot hors normes » qui est toujours très fasciné par les tout-petits.  Après toute la détresse et  toutes les souffrances, leur récréation insouciante avait enfin commencé !!! Quant à la nôtre…SOUPIR !!!Entre-temps, nous sommes le lundi 04 octobre, Journée Mondiale des Animaux. Un jour qui correspond en Espagne avec le début de la saison de chasse qui comme chaque année, fera beaucoup de victimes dont des tas de galgos qui, espérons,  trouveront le chemin  vers Casa Belgica, avant de mourir dans une solitude complète quelque part dans un champ après avoir été battus à mort  et souffrant de faim et de soif. J’en ai bien peur. Mais cela ne changera rien au fait que les choses restent invariables. Cette année encore comme toutes les précédentes, il faudra y passer. Le temps passe tellement vite… Incroyable que nous soyons déjà de retour « à la maison », depuis une semaine. Comme je l’ai dit, le temps passe tellement vite surtout lorsqu’on en a trop peu… Quoi qu’il en soit, pendant ces quelques jours, les 4 petites sœurs  et les 2 petits frères se sont déjà bien accoutumés et nous sommes déjà habitués  à leurs jappements, leurs petits jeux, leurs assauts enthousiastes et leurs preuves d’amour brutales, une fois que nous osons pénétrer sur « leur » domaine. Les jambes et les doigts de pieds de Dirk peuvent en témoigner… Lorsqu’on les prend, on dirait des anguilles qui se tortillent sans cesse et qui  se défendent en utilisant leurs petites dents de crocodiles. Samedi, lorsque nous avons pris les photos pour les mettre à l’adoption, ils n’y sont vraiment pas allés de main morte… Ce sont des chiots heureux et j’espère qu’ils auront un avenir formidable. Voilà notre premier souci car à la fin du mois, ils partiront et ils laisseront leur place à d’autres. Nous verrons bien…  

 

 

Hier, pendant que Dirk et moi, faisions tout afin de photographier au mieux « nos » bambins, les collaborateurs étaient en train de préparer la salle pour la première promenade de GINB après le Corona. C’est Els qui avait pris l’initiative et malgré le fait que nous avions nos doutes en ce qui concerne les conditions atmosphériques, nous avions quand même beaucoup d’inscriptions. Nos doutes étaient d’ailleurs justifiés car le lendemain, il pleuvait des cordes. Malgré cela, les promeneurs ne se laissèrent pas intimider et affrontèrent, sans broncher, tout comme les coureurs de Paris-Roubaix, les caprices des dieux de la météo. Voilà pourquoi nous tenons, très sincèrement, à vous remercier !!!