Panier

Votre panier est vide.

Espagne Mise a Jour déc 2019 - Jeu12dec

Placé le
15 Décembre 2019

 

 

 

Jeudi 12 décembre 2019.

Après une visite éclair à la Belgique, nous voilà de retour en Espagne depuis hier. Une semaine et demie avant notre départ et l’arrivée de Roel, toute notre attention allait vers les chiots, vers Tryphon et Maurice. Nous faisions des allers et retours répétés à Talavera pour les traitements au laser de Nana et pour Maurice dont la patte fracturée guérissait rapidement. Nous avons été récompensés avec la bonne nouvelle que Claire et Raymond désiraient adopter Nana, que Yolanda était prête à accueillir Tryphon et… à notre grande joie nous avons appris la très bonne nouvelle que le vétérinaire John Smets, notre John qui, entre-temps, s’est marié et est devenu papa d’un petit garçon, avait adopté le chiot Ria Eloise. Nous ne pouvions désirer plus. En voilà déjà trois au sujet desquels nous ne devrions plus nous faire de soucis. Dommage que Maurice ne peut pas partir lui aussi mais nous voulons être certain.  Vu sa lourde opération, nous avons décidé de le garder jusqu’à sa guérison totale.

 

Mercredi 04 décembre 2019.

Roel est arrivé et a été accablé par Dirk qui se trouvait en mode de départ. Au cours de l’après-midi, il a pu rendre visite au refuge pendant qu’il pleuvait des cordes. Le 5 décembre à 8h00 du matin, je suis partie avec Anabel en direction de l’aéroport. Entre-temps, la première «  vague » de voyageurs arrivait à Casa Belgica en compagnie de Marie-Carmen et de Pili. Du fait que j’ai pris un vol d’Ibéria, je suis arrivée à Zaventem à 14h30. Vers 16h00, Frank m’a déposée à De Pinte.  Entre-temps, j’avais contacté les chauffeurs qui se trouvaient  près de Bordeaux et qui faisaient déjà la file… Je venais tout juste de rentrer lorsque Claire et Raymond ont débarqué avec le bouquet de fleurs traditionnel que je reçois à chaque fois, comme cadeau à l’occasion de mon retour et avec l’approvisionnement que Dirk commande toujours chez Colruyt. Une demi-heure, plus tard, ils sont partis avec « l’ancienne » camionnette qu’ils devaient aller garer chez Christel en vue de la journée d’adoption qui avait lieu le vendredi au lieu du samedi à cause du marché de Noël pour lequel la salle devait être préparée le samedi. J’ai recontacté les chauffeurs qui se trouvaient toujours en file. Heureusement les chiots et les autres voyageurs étaient sages comme des images. Notre Clémentine, qui voyageait en « coupé » et Léopold qui avait été installé au milieu de la camionnette, avaient eux aussi, un comportement exemplaire puisque ce sont des voyageurs expérimentés…

 

 

J’étais tellement éreintée que je me suis endormie devant la télé. Il n’était même pas 21h00 lorsque j’ai averti Dirk que je voulais aller me coucher. La lumière était éteinte, aussi bien chez moi que dans toute la maison. Mes batteries ne pouvaient pas être comparées à des Duracell… Une fois couchée, plus question de dormir… Après quelques heures d’insomnie, je me suis endormie et j’ai sursauté lorsque les chauffeurs sont rentrés à 2h30, en compagnie de Triphon et de Nana. Quelques heures plus tard, nous étions de nouveau présents et nous sommes partis à 8h00 à Nazareth pour la journée d’adoption. Sur place, « l’équipe d’arrivée » de la nuit précédente avait déjà commencé aux préparatifs. Les « papas et les mamans » sont, malgré le mauvais temps, tous arrivés à temps et quelques heures plus tard, les chiots et leurs compagnons de voyage plus âgés, étaient en route vers leur nouveau foyer. Espérons que ceci sera le début d’une vie nouvelle et d’un bonheur définitif. Après cette journée fatigante, nous avons quand même encore eu le courage d’organiser notre « réunion » habituelle. Nous avons fêté la nouvelle collègue de Katrien et la responsable régionale de la Flandre Occidentale, madame Carine Soenens et j’en ai profité pour remercier et pour exprimer ma considération à Koen Falise pour sa contribution à notre FB. A 16h00, nous étions de retour à la maison car nous avions rendez-vous pour aller visiter un appartement,  une chose que j’ai en horreur mais à cause de l’acquisition de Casa Belgica, nous devons quitter la maison et prendre une habitation plus petite… C’était à prendre ou à laisser et puisque les chiens passent avant tout…

 

Le lendemain matin à 8h00, nous sommes partis pour Glabbeek, pour n’arriver à destination qu’à 10h00 et ceci à cause de détournements et de barrages routiers. Nous avons même rencontré Claire et Raymond avec l’ancienne camionnette qui, eux aussi, s’étaient perdus en cours de route. Quoi qu’il en soit, il y avait des tonnes de travail qui nous attendaient car décorer une grande salle afin d’obtenir un beau décor de Noël, n’est pas chose aisée. Les exposants n’avaient aucun problème car ils avaient un plan. Il était regrettable que les sets de table et les tasses que Jackie avaient envoyés, n’étaient pas arrivés à temps à Casa Belgica et que la poste les avaient égarés !!! Quoi qu’il en soit, nous devions nous frayer un chemin entre des montagnes de décorations de Noël que Yolanda avait apportées. Els passait son temps à suspendre les lumières au garde-corps du premier étage. Quant à moi, j’ai recruté Gerda afin de monter et de décorer les sapins de Noël (pas une sinécure). J’ai mis les hommes au travail et Yolanda dirigeait. Après des heures de travail, nous avons enfin vu la lumière au bout du tunnel et la salle commençait tout doucement à avoir un aspect festif… Sur le podium, attendait le trône pour les séances photo que je devais faire avec Peter van Tricht( et dire que jusqu’alors, je pensais qu’il s’agissait d’une farce)… A côté de notre boutique, il y avait une table à laquelle je devrais signer le petit livre que Kris Saenen avait écrit et que moi j’avais illustré. Nous nous demandions si nous allions connaître du succès… Après que tout le monde soit tombé d’accord pour dire que notre « marché de Noël » était splendide, nous avons fermé la porte derrière nous. Tout comme l’année précédente, nous avons passé la nuit à l’hôtel Kronacker à Tirlemont. Il était à espérer que cette année il n’y aurait pas de panne au système domotique…

 

Le lendemain et malgré un temps froid et humide, le marché de Noël fut un succès. Les exposants brillaient de tous leurs feux, les petites stalles avec des mets succulents et des boissons, furent très fréquentés. Notre chanteur de service était au rendez-vous, les petits livres avaient beaucoup de succès et j’ai survécu à mes séances photo. Bref, nos efforts furent appréciés à leur juste valeur. Nous avons reçu des félicitations et je reçus un énorme cadeau de la part des adoptants de Marthe (une des personnages principales du petit livre), que je ne pouvais ouvrir qu’en Espagne !!! A 18h00, nous avons commencé, au plus laborieux c.à.d. au nettoyage. Il est évident que  nous étions fatigués mais heureux… Tous ensemble, nous avons fini ce travail gigantesque en un peu plus d’une heure. Après les remerciements mutuels, les encouragements et les adieux, tout le monde est rentré. Les deux camionnettes de GINB sont retournés ensemble à De Pinte. On aurait dit que nous nous trouvions dans un « car-wash ». Il faisait tellement mauvais car des pluies torrentielles nous tombaient dessus et des bourrasques envoyaient notre camionnette presque dans le fossé. Je pensais sans cesse au lendemain et à notre trajet pour rentrer en Espagne… Mais d’abord, je devrais encore me rendre à Bruges afin de recevoir une seconde opinion au sujet de mon problème au dos. Je n’envisageais pas cela de gaité de cœur. Lorsque nous sommes enfin rentrés après 21h00, il s’avérait que Claire avait eu peur autant que moi. Voilà qui prouve que détresse partagée peut l’alléger, n’est-ce pas…

 

   

Lundi 9 décembre à 8h30, nous sommes partis pour la clinique à Bruges où j’espérais recevoir une deuxième opinion concernant mes problèmes au dos. Un voyage inutile, semble-t-il car puisque je n’étais pas une de ses patientes, le chirurgien ne tenait pas à donner son opinion sur un cas qu’il qualifiait de difficile et délicat. Tout était dit et je pouvais disposer. J’étais tellement choquée et malgré tous mes principes je fus victime d’une crise de larmes sur le chemin du retour. J’avais mieux fait de garder mes larmes pour l’après-midi, car en partant pour Rosa Canina afin de collecter Léopold et Clémentine, des coups de vent lançaient des litres d’eau sur notre pare-brise. J’appréhendais le pire… Et j’avais raison car dix minutes plus tard, nous regagnions l’autoroute et c’était l’enfer. Il me semble savoir qu’en cas de mauvais temps, les camions ne peuvent pas dépasser. Seulement voilà, ces messieurs s’en moquent bien et à cause des projections d’eau, la visibilité était quasi inexistante. Dirk était donc constamment obligé de rouler sur la bande de gauche. J’avais tellement peur que je devais prendre mon courage à deux mains pour ne pas crier « fais demi-tour » !  

Il continuait de pleuvoir et à Lille nous fûmes presque broyés entre 2 camions qui voulaient nous couper la route. Avant d’arriver au périphérique, il s’arrêta enfin de pleuvoir et nous pouvions nous mêler au trafic infernal. Cela nous a pris deux heures. Des heures frénétiques pendant lesquelles chaque règle du code de la route fut enfreint même les règles qui devaient encore être inventées. Des heures pendant lesquelles Dirk s’est énormément irrité au sujet de motards arrogants, d’une multitude de voitures de police qui essayaient de se frayer un chemin à travers la fourmilière, des camions et des voitures changeant sans cesse de bande et des ingénieurs qui étaient responsables pour ce beau gâchis. SOUPIR… Je n’ai pas dit un seul mot de tout le trajet. Lorsque nous en étions enfin délivrés et en prenant la route pour Chartres, j’ai simplement dit à mon chevalier irrité « PLUS JAMAIS , ENCORE UNIQUEMENT LE DIMANCHE » !!! Lorsque nous nous sommes arrêtés devant le Novohotel, tous les muscles de mon pauvre corps dansaient la chamade à cause du stress… Je n’avais plus été aux toilettes depuis plus de 7 heures, un record personnel que je ne pourrai plus jamais améliorer. Je ne tenais plus debout de fatigue. Dirk était exténué, on le serait à moins. Après être passés à l’accueil, nous avons soupé et nous nous sommes couchés aussitôt.

Le lendemain, nous avons couvert les 780 km jusqu’à Castets. Le matin, il y avait du brouillard et ensuite un beau soleil hivernal. Ma confiance reprit le dessus et j’en fus récompensée. Le trafic était beaucoup moins dense et le soir nous avons appris pourquoi. Tout le monde était en file à hauteur de Paris… Pourtant Paris était derrière nous et nous passâmes également Bordeaux sans problèmes. Ensuite, Dirk obligea la camionnette à faire une course contre la montre pour atteindre Castets avant la nuit et avant la pluie. Là, nous avons pu prendre notre temps afin de sortir les chiens sur le parking privé. Après avoir mangé, ils ont reçu un petit tour supplémentaire. Pour Clémentine et Léopold cela semblait superflu car ils attendaient déjà à la camionnette pour monter à bord. Au moment de déballer nos bagages, il se remit à pleuvoir… Après avoir soupé au Hyppopotamus, nous avons regardé le « Slimste Mens » sur la tablette de Dirk avant de dormir le sommeil du juste. Malgré cela, je me suis levée plusieurs fois pour voir s’il pleuvait. Hélas, oui…

 

Le matin, il pleuvait toujours et après le petit déjeuner, nous avons rejoint l’autoroute et les nombreux poids lourds. Il a continué de pleuvoir jusqu’en Pays Basque. Dans la Somosierra, les montagnes enneigées, les chasse-neige et les nuages menaçants ne prédisaient rien de bon. Heureusement, nous fûmes épargnés. A bhauteur de Lerna, Marie-Carmen nous contacta pour nous parler de 6 petites femelles de 6 mois et des galgos qui venaient de rentrer pendant le weekend. C’était bien la preuve que nous étions presque arrivés. Il était 17h00, lorsque nous avons atteint  Casa Belgica où nous fûmes submergés par les chiens et par Vali. Nos chiens étaient très contents de nous revoir et de revoir leurs compagnons. Après un quart d’heure, le calme s’était installé et tout le monde était content que tout soit redevenu «  normal ». Surtout moi, car je pouvais enfin ouvrir mon cadeau de Marthe et Co !!!

Le lendemain, Dirk s’est mis au travail pour finir la nouvelle revue. Moi, j’ai traité les  demandes d’adoption pour ensuite commencer à mon update qui doit encore paraître dans la revue. Dehors, c’est la tempête.

 

Vendredi 3 décembre 2019.

L’update est presque terminé. Dirk vient de me rappeler que je dois encore écrire mon discours de fin d’année. Nous n’avons jamais fini, n’est-ce pas.

Mireille.
 
  • DDR fotostyling